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Investir en Actions

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25/03/2013

Regards croisés de deux experts

Quelle stratégie dans les pays développés ?
 
Les marchés actions ont retrouvé des performances positives depuis plusieurs semaines. La perception du risque a changé chez les investisseurs. Quelles zones privilégier pour bénéficier de ce retour du dynamisme économique des pays développés ?
 
Regards croisés de deux experts de Natixis Global Asset Management :
- David Herro, directeur des Investissements d’Harris Associates L.P.*, spécialiste en actions internationales,
- Franck Nicolas, directeur du pôle d’expertise Investissement et solutions clients de Natixis Asset Management, spécialiste de la gestion & allocation globale multiclasses d’actifs.

Dans quelle mesure le contexte actuel renforce-t-il encore l’attrait des différents marchés actions ?
 
Malgré le pessimisme véhiculé par les médias, l’économie globale continue à croître tandis que les valorisations des marchés actions restent extrêmement basses. Cette combinaison de circonstances génère des opportunités d’investissement pour notre gestion active fondamentale.
En Europe, les conditions s’améliorent progressivement avec la normalisation des taux d’intérêt des pays les plus vulnérables, alors qu’il y a un an encore, certains en étaient même arrivés à envisager une désintégration de l’Union européenne.
S’agissant des États-Unis, nous anticipons toujours des performances solides du côté des entreprises. Les bilans, le contrôle des coûts et les cashflows disponibles exceptionnels impliquent des rendements croissants pour les actionnaires. On pourrait même y ajouter l’amélioration probable du marché du logement et le bénéfice de nouvelles sources d’énergie locales et peu onéreuses. Les niveaux de valorisations sont très raisonnables, limitant ainsi l’impact éventuel d’une surprise ou d’une déception macroéconomique.
Concernant le Japon, les objectifs du nouveau premier ministre récemment élu, Shinzo Abe, vont dans le bon sens : quantitative easing agressif, cible formalisée d’inflation à 2-3 %, affaiblissement du yen et augmentation des investissements. Mais il est encore trop tôt pour savoir si ses plans obtiendront les effets escomptés.
 


Pourquoi favoriser les actions de la zone euro ?

Malgré un certain rattrapage ces derniers temps, la zone euro est en retard de performance notoire et demeure notre axe privilégié. Des avancées institutionnelles au niveau de la gouvernance et de la pérennisation de la zone pourraient redonner confiance aux investisseurs étrangers et attirer de nouveaux flux. Néanmoins, cette région restera volatile : élections en Italie et en Allemagne, question de la soutenabilité de la dette en Espagne…
Nous recommandons donc d’élaborer une diversification internationale et de sortir du “tout États-Unis”. Le marché US, qui a enregistré une performance fulgurante depuis mars 2009, pourrait à nouveau être affecté par des coupes dans les budgets de l’État (venant contraindre la croissance) ou, inversement, par des risques de tensions sur les taux d’intérêt si la conjoncture y est meilleure que prévue.
Considérant ces différents éléments, on peut donc anticiper que la zone euro devrait mieux performer que son voisin outre-Atlantique en cas de normalisation. Toutefois, en raison de son rôle amortisseur, le marché américain, tout comme les régions émergentes du fait de leur croissance vigoureuse, ne doivent pas être éliminés totalement d’un portefeuille.